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Archives pour la catégorie ‘Actualité’

Imam Mbaye Niang sur le passé maçonnique du président de la République : « Wade a trahi le peuple »

06/02/2009

Wade, franc-maçon ? Il l’a été, a-t-il révélé, pour répondre à des accusations faisant état d’un maçon dormant, du fait de l’hostilité de la religion sous la bannière des confréries. Et, entre lui et la maçonnerie, pour des religieux comme l’imam Mbaye Niang, Wade a trahi le peuple, car, s’il l’avait dit en 2000, les Sénégalais n’auraient pas voté pour lui. A l’en croire, si c’était un cas qui s’était produit en Europe, démission s’en suivrait ; avant de déclarer que Marie Mbengue, mère de Penda Kébé, qui s’était immolée en Italie, l’avait soutenu. Il a aussi fait allusion à cette statue qui est en train d’être construite au niveau des Mamelles, qui n’a aucun symbole musulman, encore moins chrétien. « Rien ne nous dit qu’il ne l’est plus », s’est encore insurgé imam Mbaye Niang.

Source : L’Office

À l’image de la statue de la porte du troisième (3e) millénaire, jugée par certains comme un portrait maçon, celle qui est en train d’être construite au niveau des Mamelles mérite une attention particulière. Ceci, si l’on se base sur les propos de l’imam Mbaye Niang, qui défend qu’elle n’a aucun symbole musulman, encore moins chrétien. De ce fait, s’exclame-t-il, « que Wade nous édifie ! ». Aussi, entre Wade et la maçonnerie, il n’y a qu’un pas, quand le religieux-parlementaire défend, « si Wade l’avait révélé en 2000, beaucoup de Sénégalais n’auraient pas voté pour lui ». Et, à la lumière révélée d’une pratique reniée par les religions plus et mieux pratiquées au Sénégal, il revient encore pour l’imam Mbaye Niang que la franc-maçonnerie n’est pas acceptée par l’islam et le christianisme. Car, rappelle-t-il, qu’un célèbre homme politique a été enterré devant un cimetière pour des pratiques du genre, parce que quel que soit son rang, aucun champ religieux ne l’acceptera sur son sol pour un repos éternel. Sans repos ? Du moins, avance-t-il encore, « si l’appartenance de Wade à une loge maçonnique était avérée, il ne bénéficierait pas d’obsèques musulmanes à sa mort ». Dans la même logique suivant ses propos, le parlementaire de l’Assemblée nationale reviendra encore à la charge pour s’exclamer avec indignation, « c’est une trahison au peuple sénégalais ». Sur le même registre, dévoilant un pur rejet par rapport à de telles pratiques, il reste et demeure évident pour lui que si telle chose s’était passée en Europe, s’en suivrait sans aucun doute une démission. Wade, franc-maçon ? Il l’a été, en apportant une mise au point à des journalistes de l’Express, qui avaient consacré leurs recherches sur la pratique de la franc-maçonnerie chez plusieurs Chefs d’Etat africains. Il ne l’est plus, a dit Me Wade ; cependant, pour l’imam Mbaye Niang, des interrogations se posent. Mieux un climat de suspicion s’est installé, pour s’instaurer au cœur de nombre de Sénégalais. À ce propos, fulmine-t-il, « rien ne nous dit qu’il ne l’est plus ». Dans tous les cas, il est évident pour lui que Marie Mbengue, la mère de Penda Kébé, jeune femme sénégalaise qui s’était immolée en Italiej avait bel et bien déclaré à haute voix que Wade est de cette famille d’un genre particulier. En un mot, de la franc-maçonnerie.

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Les modifications du Code électoral sont une ’’décision souveraine’’, dit Babacar Gaye

05/01/2009

APS - Les modifications prévues du Code électoral, à moins de trois mois des élections locales, sont une décision souveraine du Sénégal, estime un membre du parti au pouvoir, tandis qu’un juriste rappelle que cette mesure est contraire aux dispositions électorales de la CEDEAO.

‘’Les recommandations de la CEDEAO ne sont que des recommandations. Les pays ont leur souveraineté et je pense qu’ici au Sénégal, personne ne pourra venir faire les lois à notre place”, a déclaré lundi à Dakar Babacar Gaye, porte-parole du Parti démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir).
‘’Nous estimons que nous avons le besoin de parfaire notre système démocratique. Et, nous le ferons en tenant compte des lois et règlements du pays. Notre Constitution n’interdit pas la modification d’une loi à un, deux ou trois mois des élections”, a dit le porte-parole du PDS à Radio-Sénégal (publique).
L’Assemblée nationale se réunit en session plénière lundi après-midi - avant le Sénat - pour examiner les projets de modification de huit articles du Code électoral. Ces modifications permettront d’élire 50% des conseillers de chaque collectivité locale sur une liste majoritaire et autant sur une liste proportionnelle, selon Radio-Sénégal.
Une disposition du Code électoral votée en décembre 2006 autorise l’élection de 40% des conseillers de chaque collectivité locale sur une liste majoritaire, et de 60% sur une liste proportionnelle.
Les élections locales sont prévues en mars prochain. Elles consacreront l’élection des conseillers ruraux, municipaux et régionaux. Ces élections devaient avoir lieu dans le premier semestre de 2008, mais avaient été reportées par le président Abdoulaye Wade, contre la volonté de l’opposition.
‘’Des conseillers ont eu la chance d’être élus parce que favorisés par la liste proportionnelle”, ce qui entraîne une ‘’instabilité permanente” dans les collectivités locales, estime Babacar Gaye, expliquant que les modifications du Code électoral permettront de ‘’régler cette difficulté.”
‘’Si l’opposition doit gagner les élections locales, elle va bénéficier de cette stabilité des collectivités locales qu’elle va remporter. C’est aussi valable pour la majorité”, a argué M. Gaye.
Mais, au sein de la CEDEAO, ‘’il existe un protocole qui interdit de modifier les règles du jeu électoral six mois avant les élections”, a prévenu le professeur de droit Babacar Guèye, interrogé lui aussi par la même radio.
‘’Il est possible aussi de les modifier (les règles électorales) à moins de six mois des élections, seulement sur la base d’un consensus” entre la majorité et l’opposition, nuance Babacar Guèye, enseignant à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
En contrevenant à cette disposition électorale de la CEDEAO, ‘’le Sénégal ne risque rien du tout. Le Sénégal ne risque pas d’être mis au banc des accusés. Il n’y a pas de sanctions juridiques”, a précisé le juriste.
‘’On remarquera que notre pays aura (violé) une disposition, un protocole au terme duquel il s’était engagé à respecter ce délai de six mois avant les élections, dans lesquels il ne doit pas apporter des modifications au Code électoral”, a-t-il indiqué.
‘’Malheureusement, ajoute le professeur de droit, la sanction sera morale et politique, d’autant que notre pays a toujours été cité en exemple, a toujours occupé la position de leader en matière de démocratie et de droits humains (au sein de la CEDEAO). Et là, le fait de violer cette disposition du protocole de la CEDEAO va entamer un tout petit peu cette réputation du Sénégal.”

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ELECTION - Macky Sall, ancien directeur de campagne de Wade, sonne l’alerte : Méfiez-vous du fichier

03/01/2009
Le leader de l’Alliance pour la République (Apr)/Yaakaar, Macky Sall, a été reçu, hier, par Moustapha Niasse, le chef de file de l’Alliance des forces de progrès (Afp). Au sortir de l’audience, Moustapha Niasse a accepté de travailler avec Macky Sall, en vue des prochaines élections locales.Macky Sall et Moustapha Niasse scellent le pacte d’une alliance en vue des prochaines élections locales. Le patron de l’Alliance pour la République (Apr) /Yaakaar, accompagné de ses plus fidèles collaborateurs dont Mbaye Ndiaye, a été accueilli, hier, en grande pompe par le secrétaire général de l’Alliance des forces de progrès (Afp), Moustapha Niasse. A l’issue de trois heures de discussions, les deux partis ont présenté à la presse leur décision «de se tenir la main et d’apporter ainsi leur contribution au vaste mouvement des forces de l’opposition». Ils considèrent que les enjeux des élections municipales et rurales dépassent largement la recherche du contrôle des collectivités locales, car, la recomposition politique qui en découlera pèsera lourdement sur les batailles électorales à venir. Même s’il est prématuré de parler d’une coalition formelle, Niasse et Macky ont décidé d’instaurer des mécanismes et des procédures «d’une coopération fonctionnelle» qui cadre avec les aspirations des autres partis de l’opposition en vue des consultations locales à travers des formules et des projets «présentement en discussion».

Le responsable de l’Apr/Yaakaar compte poursuivre la dynamique de concertation avec d’autres formations politiques, membres de la coalition And Siggil Sénégal à laquelle l’Afp appartient. L’objectif de Macky Sall est de mobiliser et de capitaliser tout le potentiel électoral dans sa diversité pour aider le Sénégal à sortir de la crise multiforme dont l’unique coupable, selon lui, est le régime libéral.
Moustapha Niasse et son hôte ont par la suite dénoncé, dans un communiqué final, l’effondrement de l’Etat et des institutions de la République, la patrimonialisation des biens de la Nation et un recul démocratique permanent, la violation systématique des normes les plus élémentaires d’une bonne gouvernance.

Les deux parties sont donc convaincues que seule l’union des forces avec des options politiques claires et efficaces peut freiner la machine libérale au cours des échéances électorales futures.

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