Archive

Archives pour 01/2009

Macky à un pas de Rebeuss

10/01/2009
Macky Sall risque de ne pas participer aux élections locales de mars prochain. L’ex-Premier ministre serait à un pas de la prison. De sources proches de son Etat major politique, le secrétaire général de l’Alliance pour la République (Apr/Yakaar) serait dans de salles draps.

Source : 24h Chrono

«Ses adversaires politiques seraient décidés, à tout faire pour le mettre en prison. «Une pile de dossiers serait en étude pour l’incriminer», confirme un de ses proches. Mais «l’affaire ne va pas vite», renseigne toujours notre source sans pour autant donner les raisons de cette lenteur.
En tout cas, des dossiers sur les Ics, Pétrosen entre autres seraient activés pour l’incriminer. Toutefois Macky Sall risque sous peu d’être interpelé. «Je sais que je ferais l’objet de poursuites judiciaires, je reste serein et je prends le peuple à témoin », avait déclaré Macky Sall lors de sa déclaration au lendemain de sa démission à l’Assemblée nationale, de la Mairie de fatick et du Pds. Une affaire à suivre…

Politique

Trois jeunes filles assassinées et jetées à la plage de Camberene : Les présumés meurtriers «oublient» leur pirogue sur place

10/01/2009
Les corps de trois filles sans vie ont été retrouvés, hier, à la plage de Cambérène, sur les coups de 18 heures. Les victimes ne portaient aucune blessure et étaient toutes correctement habillées. Et, des piroguiers qui ont abandonné leur embarcation sur le rivage, avant de prendre la tangente, sont les présumés assassins des filles. Pour «preuves», des photos de plusieurs filles, dont celles des victimes, ont été découvertes dans la pirogue. L’enquête est confiée au commissaire central de Guédiawaye Demba Sarr.

Source : L’Observateur

Trois piroguiers auraient assassiné trois jeunes filles avant de les jeter en pleine mer. Les corps sans vie ont été récupérés aux rivages de la plage de Cambérène vers la Cité des Nations unies. C’était sur les coups de 17 heures. Apparemment toutes les victimes ont moins de 20 ans. La première qui a regagné le rivage était habillée d’un pantalon Jean, d’un jacket et portait des greffages sur la tête. La deuxième portait un body noir et une jupe noire et des greffages. Et la dernière arborait également un body noir avec un pagne de couleur verte et des tresses américaines sur la tête. Un riverain témoin oculaire raconte que les corps ont regagné le rivage un à un. «J’étais là en train d’humer l’air marin. Tout à coup, j’ai aperçu un corps dans les vagues. Et, au moment où on repêchait le corps avec quelques riverains, un autre corps sans vie se signale de l’autre côté. Puis, un troisième apparaît dans les vagues», raconte notre interlocuteur. Et de poursuivre : «Ce qui est grave dans cette affaire, c’est que, bien avant l’arrivée des cadavres, une pirogue dans laquelle se trouvaient trois personnes a rejoint le rivage. Et les piroguiers ont pris un taxi et y ont embarqué le moteur et leur bidon de carburant». Toutefois, les filles ne présentent aucune trace de blessure. Les piroguiers présumés assassins des trois filles ont abandonné sur place leur pirogue. Une embarcation qui n’est pas une propriété des habitants du village traditionnel de Cambérène. Et des sources proches de certains pêcheurs de la cité Layène soutiennent que la pirogue proviendrait de Kayar. Les sapeurs-pompiers qui ont été alertés ont acheminé les corps sans vie à la morgue de l’hôpital Aristide Le Dantec. L’enquête est gérée par les hommes du commissariat central de Guédiawaye, si l’on sait que les cadavres ont été retrouvés dans le périmètre de Guédiawaye. Le commissaire Demba Sarr, que nous avons joint au téléphone, n’a pas voulu se prononcer sur le sujet. Il a tout juste consenti à confier : «Rapprochez-vous du commissaire Aliou Ndiaye, chargé des relations publiques. C’est à lui de communiquer à ce sujet».

Coud'Gueule

Israël rejette l’appel au cessez-le-feu immédiat de l’ONU

09/01/2009

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a rejeté la résolution de l’ONU appelant à un cessez-le-feu immédiat, estimant que “les tirs de roquettes ce matin ne font que démontrer que cette décision de l’ONU est impossible à réaliser”.

 

Le gouvernement israélien a rejeté la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU adoptée pendant la nuit, appelant au cessez-le-feu immédiat. De son côté, l’ONU publie un rapport évoquant la mort, dans un bombardement, de 30 civils qui faisaient partie d’un groupe de 110 Palestiniens qu’elle avait rassemblés dans une maison de Gaza.

L’espoir des Gazaouis n’aura duré qu’un court instant. Selon Radjaa Abou Dagga, correspondant de FRANCE 24 à Gaza, la population civile s’était laissé aller, dans la matinée, à croire à un retour au calme en apprenant l’adoption, dans la nuit, de la résolution 1860 par le Conseil de sécurité de l’ONU. Mais cet espoir a eu vite fait de s’écrouler au vue des nouveaux bombardements orchestrés par l’armée israélienne dans la matinée. Il s’est complètement envolé une fois le rejet de la résolution annoncé par Israël.

A la sortie de la réunion extraordinaire du cabinet de sécurité israélien, le Premier ministre Ehud Olmert a annoncé le rejet de la résolution de l’ONU. “Les tirs de roquettes ce matin ne font que démontrer que cette décision de l’ONU est impossible à réaliser et que les organisations palestiniennes meurtrières ne s’y conformeront pas”, a-t-il indiqué dans un communiqué.

La résolution, adoptée par 14 des 15 membres du Conseil de sécurité, appellait “à un cessez-le-feu immédiat, durable et pleinement respecté, menant au retrait complet des forces israéliennes de Gaza”. Elle condamnait “toute violence et hostilité dirigées contre des civils et tout acte de terrorisme”, et appelle “à la fourniture sans obstructions (…) de l’aide humanitaire”. Seuls les Etats-Unis se sont abstenus.

Le Hamas pas “concerné” par la résolution

Pour sa part, le Hamas, n’ayant pas été “consulté “, a estimé ne pas être concerné par la résolution de l’ONU. “Il n’a pas été tenu compte de notre vision et des intérêts de notre peuple”, a affirmé à l’AFP un haut responsable du Hamas, Ayman Taha.

Dans la nuit, les opérations israéliennes se sont poursuivies dans la bande de Gaza, où au moins 775 Palestiniens sont morts en 14 jours de combats. Au moins 10 militaires israéliens ont été tués pendant cette période.

L’aviation israélienne a mené des raids le matin sur le territoire palestinien après des attaques nocturnes qui ont fait 12 morts, selon des témoins et des sources médicales palestiniennes.

Selon des témoignages recueillis par le bureau de la Coordination des affaires humanitaires de l’ONU, l’armée israélienne a tué cette semaine dans un bombardement 30 civils qui faisaient partie d’un groupe de 110 Palestiniens qu’elle avait rassemblés dans une maison de Gaza. La veille, plus de 20 personnes, dont des femmes et des enfants, ont été tuées lors de combats.

A la faveur d’une brève accalmie jeudi, les services de secours palestiniens ont récupéré au moins 35 corps de personnes mortes dans des zones qui étaient demeurées inaccessibles aux ambulanciers.

Une situation humanitaire “critique”

La situation humanitaire est jugée de plus en plus alarmante à Gaza alors que jeudi, l’Unrwa, l’agence de l’ONU d’aide aux réfugiés palestiniens, y a suspendu ses opérations après qu’un de ses convois ait été touché par des obus israéliens et un chauffeur palestinien tué près du terminal d’Erez.

“Nous maintiendrons cette suspension tant que les autorités israéliennes ne garantiront pas la sécurité de nos équipes”, a déclaré à l’AFP le porte-parole de l’agence onusienne Chris Gunness.

Déplorant une situation humanitaire “critique”, il a affirmé qu’elle empirait “d’heure en heure” malgré l’instauration d’une pause des combats par l’armée israélienne trois heures chaque jour depuis mercredi dernier.

Le Hamas a jugé de son côté la décision de l’Unrwa “inexcusable”. “Leur devoir est de protéger les victimes de la guerre et non de les abandonner”, a dit un porte-parole.

Pour la deuxième semaine consécutive, le mouvement islamiste a appelé les Palestiniens à marquer, vendredi, “une journée de la colère” par des manifestations à Jérusalem-est et en Cisjordanie.

Source:France24

Coud'Gueule

Alliance avec Idrissa Seck : Macky Sall pose ses conditions

09/01/2009
Tant qu’Idrissa Seck n’aura pas clarifié la position de son parti sur les prochaines élections locales, une alliance avec Rewmi ne sera pas à l’ordre du jour pour l’Apr/Yaakaar. La précision est de Macky Sall qui attend que son prédécesseur à la Primature se détermine vis-à-vis du pouvoir, comme s’il avait encore des doutes sur ce point.Le leader de l’Apr/Yaakaar qui continue à nouer des alliances avec les partis du Front Siggil Sénégal, mais aussi de l’opposition parlementaire, n’a pas encore dans sa ligne de mire le parti de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck. Pas parce que l’ex-président de l’Assemblée nationale ne veut pas s’allier à Rewmi. Mais parce que, explique Macky Sall, ‘pour qu’il y ait une alliance entre l’Apr/Yaakaar et Rewmi, il faudrait d’abord qu’on sache le choix politique de ce parti par rapport aux élections locales et sa position vis-à-vis du pouvoir’. Et de se faire plus explicite : ‘Je suppose que Rewmi est un parti d’opposition. Mais il y a une nébuleuse globale dans la famille libérale. Et tant que ce n’est pas clair, je ne peux pas me prononcer. J’attends de savoir exactement la position de Rewmi et qu’officiellement, nous ayons des contacts pour m’avancer sur cette question’, ajoute l’ancien Premier ministre.

Mais quoi qu’il en soit, Macky Sall tient plus que tout aux alliances déjà nouées. Et ce n’est pas une éventuelle alliance avec son ex-frère de parti Idrissa Seck qui pourrait remettre en cause ces acquis. ‘Je ne peux pas remettre en cause les alliances que je noue présentement, sinon cela serait me renier. S’il y a une discussion avec Rewmi, cela ne peut pas remettre en cause notre alliance’, a affirmé l’ancien numéro deux du Pds devenu leader de l’Apr/Yaakaar.

Au ministre de l’Intérieur, Cheikh Tidiane Sy, qui avait déclaré lundi à l’Assemblée nationale que ‘le dialogue a une limite’, Macky Sall rappelle qu’il ‘n’y a même pas encore eu de dialogue’. Et il lui réitère son appel pour qu’il invite les acteurs politiques à discuter sur le processus, notamment la carte électorale et le nombre de conseillers au niveau des collectivités locales. Et il s’explique sur le pourquoi de son insistance : ‘Il est sûr que l’administration connaît le quota du nombre de conseillers par collectivité et certainement le parti au pouvoir aussi. Mais les autres partis qui n’ont pas accès à l’information, que vont-ils faire. Il va attendre à trois jours du délai pour publier la liste et en ce moment, les partis de l’opposition seront forclos. Ce n’est pas sérieux’, estime le président de Apr/Yaakaar. Et c’est pourquoi, plaide-t-il ‘il faut qu’il y ait un dialogue politique entre le ministère de l’Intérieur et la classe politique pour que nous ayons un processus transparent et accepté par tous’. Selon M. Sall, la bonne information relative aux élections locales devra être portée aux acteurs politiques afin qu’ils puissent préparer les consultations dans les meilleures conditions. Et ‘ce n’est pas encore le cas’, se désole-t-il.

Source : Walf Fadjri

Politique

Baisses des prix des produits de grande consommation. Le début d’un ouf de soulagement

08/01/2009

Comme annoncé par le président de la république lors de son adresse à la nation,la décision du gouvernement de baisser les prix d’une dizaine de produits de grande consommation entre en vigueur le vendredi 10 Janvier. Mais déjà, les nouveaux prix ont été portés à l’attention du public par le ministre du commerce au cours d’un point de presse.

Le gouvernement a procédé à une revue des prix des produits de grande consommation. Une baisse qui concerne plus d’une dizaine de produits, les hydrocarbures, le butane, le transport public de voyageur, le riz, le lait en poudre, la farine, le pain, l’huile, l’oignon, la pomme de terre, le savon, et les matériaux de construction. Des baisses qui vont entrer en vigueur le vendredi 10 Janvier.

  Pour les hydrocarbures une baisse de 309 francs sur le Gas-oil est annoncée, 270 francs sur le super, 267 francs sur l’essence pirogue, 335 francs sur le diesel. Pour le butane les prix vont baisser de 675 francs sur le 9kg, 940 francs sur le 12,5 kg, et 2850 francs sur le 38kg. Les prix du transport public ont connu également une baisse moyenne de 11%. Les prix du riz ont été revus à la baisse de 40 francs pour le riz non parfumé, 100 francs pour le riz non parfumé. A préciser que les prix varient selon les régions. Le prix de la farine a baissé de 40601francs la tonne, de même que le lait en poudre avec une baisse de 3000francs sur le prix du sac de 25 kg (végétal, animal), 200 à 400 francs sur le prix des sachets de 400 à 500g , et 10 à 25 francs sur le prix des sachet de 20 à 25 g . Le prix de l’huile a baissé de 15 francs pour les dosettes de 25cl , 150 francs pour les bouteilles 1litre , 150 francs pour les bidons de 5 litres , 500 francs pour les bidons de 20 litres et 50 francs pour les fûts. Le prix des matériaux de constructions n’a pas été épargné par cette mesure. Le prix du ciment a baissé de 1000 francs la tonne. Le prix de la tonne du ciment passe de 54000francs à 53000francs. Pour ce qui est du sucre le ministre du commerce a signalé que le gouvernement a entamé des négociations pour une éventuelle baisse du prix du sucre. Mamadou Diop Decroix a par ailleurs précisé que « l’Etat n’a pas le monopole de fixer les prix de certaines denrées ». Le ministre du commerce a également souligné que le gouvernement trouvera les moyens nécessaires pour faire appliquer la baisse des denrées de base. « Nous allons probablement utiliser le même levier que lors de la crise des denrées avec un numéro vert (8 0000 7777), pour permettre aux populations de dénoncer ceux qui n’appliqueront pas cette mesure » a dit Mamadou Diop Decroix.


Economie

Israël/Gaza : La diplomatie s’active mais Israël maintient son offensive

08/01/2009

Les tractations diplomatiques continuent pour faire cesser la guerre. Demain jeudi, le ministre israélien de la Défense envoie un émissaire au Caire. Le Caire qui estime «encourageante» la réaction d’Israël à son initiative lancée avec la France. Tout le monde semble d’accord sur le point crucial à régler : la sécurisation des frontières. Comme promis, ce mercredi, et pour la première fois depuis le début de son offensive, l’armée israélienne a observé une trêve de 3 heures pour laisser entrer de l’aide dans la bande de Gaza. Il est maintenant question d’un sommet en Egypte même si Israël n’a pas encore donné sa réponse. Le cabinet de sécurité israélien a malgré tout approuvé un élargissement de son offensive.A première vue, les efforts conjoints de l’Egypte et de la France de faire cesser l’offensive israélienne à Gaza et les tirs de roquette du Hamas ne semblent pas avoir été vains. Le bureau du Premier ministre israélien Ehud Olmert a, en tout cas, affirmé qu’il considérait positivement les efforts déployés pour « mettre un terme à la terreur en provenance de Gaza et à la contrebande d’armes à destination du territoire palestinien ».

Il faut dire qu’en proposant des discussions sur la sécurisation de la frontière entre Gaza et l’Egypte, Hosni Moubarak répond à la principale exigence de l’Etat hébreu. Israël souligne que le manque de surveillance de cette frontière longue de 14 km a permis la construction de dizaines de tunnels. Ils servent d’abord à acheminer des produits de première nécessité qui font cruellement défaut en raison du blocus imposé par Israël. Mais ces tunnels ont également servi au Hamas pour faire rentrer armes et munitions.

Le gouvernement d’Ehud Olmert ne peut donc que se réjouir de voir l’armée égyptienne se mobiliser contre cette contrebande.

En échange, l’Etat hébreu semble prêt à accepter un cessez-le-feu qui pourrait évoluer ensuite vers un retrait des troupes israéliennes déployées actuellement dans la bande de Gaza.

Pour l’heure, le gouvernement israélien a annoncé l’arrêt quotidien des bombardements durant trois heures afin de permettre l’acheminement d’une aide d’urgence et le déplacement des équipes de secours qui, ces derniers jours, avaient les plus grandes difficultés pour parvenir à certains blessés.

La situation à 17h30 TU depuis Jérusalem
Par notre correspondante Catherine Monnet
« L’accalmie a permis d’évacuer des blessés ».

Le Hamas, qui affirme étudier également la proposition franco-égyptienne, a immédiatement assuré qu’il cesserait également tout tir de roquettes durant ces trois heures.

Mais cette faible lueur d’espoir reste très fragile. D’abord parce que le gouvernement israélien laisse entendre qu’il faudra encore plusieurs jours pour discuter des modalités pratiques de la proposition égyptienne. Un laps de temps que l’armée israélienne entend mettre à profit pour poursuivre son offensive à Gaza.

La fin des combats n’est donc pas acquise. D’autant moins que le gouvernement d’Ehud Olmert ne s’est pas prononcé sur l’un des points du plan franco-égyptien les plus délicats : la levée du blocus imposé par les Israéliens à la bande de Gaza depuis la prise de contrôle du territoire par le Hamas en juin 2007. Cette exigence est bien évidemment celle du mouvement islamiste. Mais elle est également celle du président Mahmoud Abbas. Présent lors de la réunion du Conseil de sécurité mardi à New York, le président de l’Autorité palestinienne a appelé ses interlocuteurs à tout faire pour obtenir la fin « du siège suffocant » imposé au territoire palestinien. Cette demande palestinienne récurrente a peu de chance de recevoir l’accord de l’Etat hébreu. Il faut rappeler que le blocus a été maintenu alors que le Hamas observait, entre juin et novembre 2008, une trêve dans ses tirs de roquettes.

Si le plan franco-égyptien peut donc susciter un timide espoir, douze jours après le déclenchement d’un affrontement majeur entre l’armée israélienne et le Hamas, il ne semble pas en mesure d’offrir une réelle perspective politique de règlement du conflit.

Manifestation de soutien pour la Palestine au Liban

« Ils sont des dizaines de milliers, ils brandissent des drapeaux libanais et palestiniens ».

Coud'Gueule

Le tribunal sans pitié pour les gays de Sicap-Mbao : Les 9 « goorjigeen » récoltent 8 ans ferme, chacun

08/01/2009
Sous la couverture d’une association de «lutte contre le Sida », les 9 jeunes gens, âgés de 24 à 26 ans, étaient en réalité des homosexuels. Une dénonciation des voisins, a permis à la police de la localité de faire une descente sur les lieux indiqués, pour les surprendre en pleins ébats ; et de les cravater, avant de les livrer au procureur. Ce dernier avait requis 5 ans ferme, mais le tribunal ne l’a pas suivi ; ils ont ainsi été mis hors d’état de nuire, par une lourde peine de 8 ans, chacun. 

Sous la conduite du président de leur association de « lutte contre le Sida », un certain Diadji Diouf, les 9 jeunes gens étaient en fait des homosexuels. Qui, sous le couvert de ladite association, se livraient quotidiennement à leurs activités malsaines… L’association avait pour secrétaire général Alassane Ba ; et, comme membres, Ibrahima Wade, Oumar Guèye, Mohamed Sow, Alioune Sarr Mbay élève, Sémou Ndiaye, Cheikh Oumar Tall, Elhadji Absa Mbaye. Sous dénonciation anonyme, les prévenus ont tous été appréhendés par les éléments du commissariat de Sicap Mbao, le 21 décembre dernier, dans la chambre du président de l’association, en l’occurrence Diadji Diouf.

Conduits à ladite police, ils ont été déférés au parquet pour les délits d’actes contre-nature, et d’association de malfaiteurs. Après 15 jours en détention préventive, les gays ont comparu à la barre du tribunal des flagrants délits, le 6 janvier 2009. Afin de répondre aux questions des magistrats, sur les faits à eux reprochés. Interrogés, le président de l’association, Diadji Diouf, son secrétaire général et six autres membres sont tous passés aux aveux, à l’exception du jeune Aliou Sarr Mbaye, qui a nié toute appartenance à ladite association. Sur les circonstances de leur arrestation, Diadji Diouf dira que les policiers sont venus les trouver dans la chambre, ont procédé à une fouille, et découvert des préservatifs et des accessoires concernant le Sida. Le « président » Diouf avait, dans un premier temps, tenté de nier les faits. En vain. Car le magistrat a cité la déclaration d’un coprévenu, qui a avoué qu’il était en pleins ébats avec un membre de l’association au moment de l’intervention des flics. Ce qui a contraint Diadji Diouf à reconnaître les faits… Avant de philosopher sur les activités de son association. Interrogé sur son financement, le sieur Diouf dira recevoir de l’argent de la part de certains pays d’Europe comme la Suisse… Diadji Diouf d’ajouter qu’il voyage dans certains pays Arabes, notamment le Maroc… Ce, dans le cadre de ses activités de l’association. Ila aussi cité, au moins, cinq associations, ici au Sénégal, qui luttent pour la même cause. Le procureur, poursuivant son réquisitoire, laissera entendre que les prévenus sont poursuivis pour délits contre-nature, et association de malfaiteurs, en vue de commettre des crimes. « A l’interrogatoire, ils ont avoué leur appartenance à ladite association, à la barre également, ils ont confirmé les faits. Ce délit est puni par l’article 403 du code de procédure pénale. Les prévenus utilisaient l’Internet pour leurs éventuels contacts ; pour la répression, je requiers 5 ans ferme contre chacun d’eux », assénera-t-il. « Le délit d’homosexualité n’est pas réprimé par le droit sénégalais », dira Me Sadio Diaw, qui défendait les intérêts de Diadji Diouf et Alassane Ba, qui ont avoué les faits, même s’ils n’ont jamais été pris en flagrant délit. « Ces homosexuels sont malades ; il faut les aider à sortir de ce bourbier, et la prison n’est la meilleure solution ; je demande la relaxe », dira Me Diaw. Me Bassirou Ngom, qui assurait les intérêts de Sémou Ndiaye, a plaidé la clémence du tribunal, car son client n’a fait dans ce groupe que 3 mois. « C’est un élève, et son père paie 100.000 francs pour ses études. L’envoyer en prison, signifierait l’achever. Faites lui une application bienveillante de la loi », a-t-il supplié. Me Issa Diop expliquera au tribunal qu’il est le seul avocat dans le même coin que ces prévenus, qui ne sont âgés que de 24 à 26 ans. Me Diop de préciser que la lutte contre le Sida a deux volets, santé et économie. « Diadji a bien précisé que leur financement provenait de l’extérieur, notamment d’Europe, ce sont des gens qui reçoivent des milliards de pays d’Europe pour la lutte contre le Sida. Egalement, Diadj Diouf a bien dit qu’il voyage énormément, dans le cadre de son association, et qu’il n’est pas seul à avoir une telle association au Sénégal, il en a cité au moins cinq autres de même nature. Parmi les prévenus, certains ont confirmé leur homosexualité, comme le jeune Mohamed Sow, qui adit avoir été violé à 13 ans par son beau-frère. Quant à Aliou Sarr Mbaye, il ne cache pas son homosexualité. Je demande au tribunal de leur faire une application bienveillante de la loi », a plaidé Me Issa Diop. Birame Sassoum Sy a tenu le même son de cloche. Au délibéré, à la grande surprise de l’assistance, les gays ont été condamnés à une lourde peine de 8 ans ferme.

Société

Les modifications du Code électoral sont une ’’décision souveraine’’, dit Babacar Gaye

05/01/2009

APS - Les modifications prévues du Code électoral, à moins de trois mois des élections locales, sont une décision souveraine du Sénégal, estime un membre du parti au pouvoir, tandis qu’un juriste rappelle que cette mesure est contraire aux dispositions électorales de la CEDEAO.

‘’Les recommandations de la CEDEAO ne sont que des recommandations. Les pays ont leur souveraineté et je pense qu’ici au Sénégal, personne ne pourra venir faire les lois à notre place”, a déclaré lundi à Dakar Babacar Gaye, porte-parole du Parti démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir).
‘’Nous estimons que nous avons le besoin de parfaire notre système démocratique. Et, nous le ferons en tenant compte des lois et règlements du pays. Notre Constitution n’interdit pas la modification d’une loi à un, deux ou trois mois des élections”, a dit le porte-parole du PDS à Radio-Sénégal (publique).
L’Assemblée nationale se réunit en session plénière lundi après-midi - avant le Sénat - pour examiner les projets de modification de huit articles du Code électoral. Ces modifications permettront d’élire 50% des conseillers de chaque collectivité locale sur une liste majoritaire et autant sur une liste proportionnelle, selon Radio-Sénégal.
Une disposition du Code électoral votée en décembre 2006 autorise l’élection de 40% des conseillers de chaque collectivité locale sur une liste majoritaire, et de 60% sur une liste proportionnelle.
Les élections locales sont prévues en mars prochain. Elles consacreront l’élection des conseillers ruraux, municipaux et régionaux. Ces élections devaient avoir lieu dans le premier semestre de 2008, mais avaient été reportées par le président Abdoulaye Wade, contre la volonté de l’opposition.
‘’Des conseillers ont eu la chance d’être élus parce que favorisés par la liste proportionnelle”, ce qui entraîne une ‘’instabilité permanente” dans les collectivités locales, estime Babacar Gaye, expliquant que les modifications du Code électoral permettront de ‘’régler cette difficulté.”
‘’Si l’opposition doit gagner les élections locales, elle va bénéficier de cette stabilité des collectivités locales qu’elle va remporter. C’est aussi valable pour la majorité”, a argué M. Gaye.
Mais, au sein de la CEDEAO, ‘’il existe un protocole qui interdit de modifier les règles du jeu électoral six mois avant les élections”, a prévenu le professeur de droit Babacar Guèye, interrogé lui aussi par la même radio.
‘’Il est possible aussi de les modifier (les règles électorales) à moins de six mois des élections, seulement sur la base d’un consensus” entre la majorité et l’opposition, nuance Babacar Guèye, enseignant à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
En contrevenant à cette disposition électorale de la CEDEAO, ‘’le Sénégal ne risque rien du tout. Le Sénégal ne risque pas d’être mis au banc des accusés. Il n’y a pas de sanctions juridiques”, a précisé le juriste.
‘’On remarquera que notre pays aura (violé) une disposition, un protocole au terme duquel il s’était engagé à respecter ce délai de six mois avant les élections, dans lesquels il ne doit pas apporter des modifications au Code électoral”, a-t-il indiqué.
‘’Malheureusement, ajoute le professeur de droit, la sanction sera morale et politique, d’autant que notre pays a toujours été cité en exemple, a toujours occupé la position de leader en matière de démocratie et de droits humains (au sein de la CEDEAO). Et là, le fait de violer cette disposition du protocole de la CEDEAO va entamer un tout petit peu cette réputation du Sénégal.”

Actualité

Senelec : Baisse du coût de l’ électricité

05/01/2009
Enfin une bonne nouvelle en ce debut d’année 2009, on pourrait assister à une baisse de 12 à 14% sur les factures de l’électricté . En effet les patrons de la senelec réunis ce week-end, au siège du ministère de l’energie qui se trouve au 4ème étage du Building administratif ont décider d’une baisse de 12 à 14% sur les factures de l’électricité. Cette mesure sera annoncée en cours de semaine prochaine par le gouvernement.

Economie

RETRO 2008 : Une année à oublier

05/01/2009

On aimerait bien que 2009 ne soit pas une année aussi mouvementée que 2008. L’année agonisante a été en effet, celle de tous les échecs, d’une synphonie mal chantée, de terribles moments inédits dans la marche du pays.
Source : Le Matin

2008 est en agonie. L’année a été celle des mauvaises nouvelles, des espoirs déçus, de hausse des prix, de la baisse des bourses, d’une gouvernance approximative. D’un mal-vivre sans commune mesure. 2008 se meurt et aucun Sénégalais certainement ne va la pleurer. Au contraire, on veut l’oublier à jamais, l’enterrer avec ses maladies inguérissables qui la hantent et la rongent. Les plus osés parleraient d’euthanasie. Dans le sens que cette opération est décrite comme une pratique visant à provoquer la mort d’un individu atteint d’une maladie incurable qui lui inflige des souffrances morales et/ou physiques intolérables.

2008 au Sénégal, c’était la misère au grand jour, un stress qui va crescendo. Au village, la pluie était au rendez-vous, les récoltes sont bonnes. Les Gouvernants s’en approprient opportunément, bruyamment avec la Grande Offensive pour l’Agriculture et l’abondance (Goana). Tout est fait sauf l’essentiel car aujourd’hui encore, les produits des paysans ne sont pas achetés. La campagne de commercialisation de l’arachide tarde à démarrer en dépit de la modique somme proposée à des paysans déboussolés. Goana a été beaucoup plus une vaste campagne de communication, qu’une politique agricole bien pensée. L’autosuffisance alimentaire qui était son objectif, risque d’être une utopie.

En ville, les inondations ont encore fait cette année des malheureux. Jaxaay n’a pu empêcher aux populations de la banlieue de patauger. L’évaluation sérieuse de cette initiative du président de la République, n’est pas encore faite. L’on parle de milliards de Fcfa engloutis dans les eaux, au même moment des habitants ont déjà passé des années dans cet enfer. Et ce n’est pas demain la veille de leur soulagement. Toujours en ville, les populations désemparées, ont pris le goût amer de revendiquer violemment dans les rues leur amertume. En 2008, il y a eu des “émeutes de l’eau”. La société chargée de la distribution de ce liquide précieux a vite pris les devants pour éviter l’irréparable. Les “émeutes de l’électricité” ont fait désordre. Des saccages des sièges de la Senelec, ont été notés. La furie spontanée des jeunes manifestants a laissé des images terribles qui rappellent horriblement celles des pays en proie à des perturbations graves.

Fait inédit : des imams de Guédiawaye sont entrés dans cette brèche. Décidément 2008 a été électrique. Il y a eu de molles réponses de l’État. Comme le limogeage du Directeur général de la Senelec. Une goutte d’eau dans la mer, si l’on sait que le mal est trop profond car la politique énergétique dans son ensemble, a besoin d’une cure pour sortir de l’ornière. D’autres réponses sont attendues pour calmer les frustrations mal contenues. Ce qui s’est passé à Kédougou, avec deux morts, illustre, le pilotage à vue du pouvoir qui n’a pas pu prévenir de tels dégâts.

Ce qui s’est passé avec le pèlerinage de cette année est aussi ahurissant. On a frôlé la mort à haut vol. L’alarme a été sonnée depuis longtemps. Les autorités se sont entêtées pour imposer Zam-Zam qui n’est point symbole de bénédiction. Aujourd’hui, avec leur échec cuisant, le ministre de tutelle devait prendre ses responsabilités et démissionner. On ne l’espère pas. A moins que 2009 nous apporte un démenti brillant.

Société